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Analyse par pays

Croatie

Europe · HR · VAT area: EU
Dernière mise à jour: 2026-07-21
Modèle de conformité: Double — échange décentralisé + déclaration en temps réel
📡La réforme Fiskalizacija 2.0 de la Croatie a rendu obligatoires la facturation électronique structurée et la déclaration électronique pour les entreprises immatriculées à la TVA à partir du 1er janvier 2026, en s'appuyant sur un système B2G en place depuis 2019. Les entités non immatriculées à la TVA et les organismes publics rejoignent le mandat en 2027.
HR-FISK 2.0
CIUS nationale
3 flux
Échange + fiscalisation + déclaration électronique
AS4
Protocole de transport
2 650 €→66 000 €
Fourchette de sanctions de fiscalisation
Le 20
Échéance de la déclaration électronique mensuelle
01

Chronologie de conformité

La réforme Fiskalizacija 2.0 de la Croatie superpose une obligation B2B complète et un régime de fiscalisation B2C étendu à un système B2G en fonctionnement depuis des années.

2019
2019-01-01En vigueur
La facturation électronique B2G est déjà obligatoire

La facturation au secteur public fonctionne depuis des années sur la base de la facturation électronique structurée — Fiskalizacija 2.0 étend le même alignement sur l'EN 16931 à l'économie B2B et B2C nationale, bien plus vaste.

2026
2026-01-01En vigueur
Fiskalizacija 2.0 — facturation et déclaration électroniques obligatoires pour les entreprises assujetties à la TVA

La réforme croate de « Fiscalisation 2.0 » a rendu obligatoires la facturation électronique structurée (émission et réception) et la déclaration électronique en temps réel pour tous les contribuables croates assujettis à la TVA, en plus de l'obligation de facturation électronique B2G déjà en vigueur depuis 2019.

2027
2027-01-01À venir
L'obligation s'étend aux entités non assujetties à la TVA et aux organismes publics

L'obligation d'émettre (pas seulement de recevoir) des factures électroniques structurées et des données de déclaration électronique s'étend aux entités non assujetties à la TVA — petites entreprises, indépendants et certains organismes publics/budgétaires.

02

Format de fichier et spécification des données

La Croatie s'appuie sur le modèle de facture européen standard, mais y ajoute une couche nettement nationale de champs obligatoires supplémentaires.

Syntaxe et norme

Syntaxe de baseXML UBL 2.1
Alignement européenEN 16931-1:2017
CIUS nationaleHR-FISK 2.0
Compatibilité PeppolPrend en charge Peppol BIS 3.0 comme format commun

HR-FISK 2.0 va au-delà de la base EN 16931 — les extensions croates ne sont pas cosmétiques, elles ajoutent des champs que la norme européenne n'exige pas.

Champs obligatoires supplémentaires

IdentifiantsOIB du vendeur et de l'acheteur (numéro fiscal croate)
Classification produitCode produit CPA à 6 chiffres
Détail de paiementCoordonnées bancaires

Ces trois ajouts — OIB, code CPA et coordonnées bancaires — sont exactement les champs qui font trébucher les ERP configurés pour une implémentation EN 16931 générique plutôt que spécifiquement pour la Croatie.

Signatures

Enveloppe SOAPToujours signée avec un certificat qualifié
Le XML de la facture lui-mêmeSignature facultative, mais pratique courante

Ne présumez pas que le XML de la facture a besoin de sa propre signature comme pour la FatturaPA italienne — l'exigence croate se situe au niveau de la couche de transport (SOAP).

Exceptions

Factures papierAutorisées uniquement dans des cas nationaux limités
Déclencheur courantDestinataire non enregistré dans l'annuaire AMS

Il s'agit d'une échappatoire étroite, pas d'une dérogation générale — elle existe spécifiquement pour le cas où le système ne parvient réellement pas à trouver une adresse routable pour le destinataire.

03

Champ d'application et transmission

C'est l'aspect qui surprend le plus : la Croatie ne compte pas un seul flux, mais trois fonctionnant en parallèle — échange, fiscalisation et déclaration électronique mensuelle.

Échange de factures (AS4)

EnveloppeProtocole AS4 avec TLS mutuel
DécouverteAMS → MPS de l'acheteur → point de terminaison AP de l'acheteur + clé publique
Modèle de routageDynamique, à la façon de Peppol mais géré localement

L'Access Point du fournisseur interroge l'AMS, qui renvoie l'URL du service de métadonnées (MPS) de l'acheteur ; l'AP interroge ensuite ce MPS pour découvrir le point de terminaison technique de l'AP de l'acheteur. Aucune connexion bilatérale statique n'est nécessaire.

Déclaration de fiscalisation

Côté émetteurEn temps réel, à l'émission
Côté destinataireEn temps réel, à la réception (dans un délai de 5 jours)

Les deux parties d'une transaction la confirment indépendamment à l'administration fiscale — c'est ce qui fait de la fiscalisation un contrôle véritablement bilatéral plutôt qu'une déclaration à sens unique.

Déclaration électronique mensuelle

ÉchéanceLe 20 du mois suivant
Les destinataires déclarentLes factures rejetées et non livrées
Les émetteurs déclarentLes paiements reçus

Cette troisième couche capte ce que les flux en temps réel manquent — précisément, ce qui est arrivé à une facture après son émission (rejetée ? payée ?), plutôt que de simplement confirmer son existence.

Points d'accès et l'AMS

AMSAnnuaire d'adresses géré par le gouvernement central
Un AP par identifiantp. ex. un OIB est associé à un seul Access Point récepteur
Identifiants multiplesDes identifiants différents (p. ex. GLN) peuvent être routés vers des AP différents
Exigences APTesté pour la conformité, conforme ISO 27001 + RGPD

Les grandes entreprises ont la possibilité d'intégrer leur ERP directement à l'administration fiscale plutôt que de passer par un Access Point tiers — à évaluer si vos volumes de factures justifient ce développement.

Les trois processus parallèles

Contrairement à un flux de contrôle unique, la Croatie exige que les trois fonctionnent de manière indépendante :

1. Échange de factures2. Fiscalisation (émetteur + destinataire)3. Déclaration électronique mensuelle

Cette structure de « double déclaration » crée une boucle d'audit fermée — l'administration fiscale reçoit des confirmations indépendantes à la fois du côté vendeur et du côté acheteur, pas un flux unique.

04

Comment se conformer

Comme la Croatie fait fonctionner trois obligations en parallèle, « se mettre en conformité » signifie configurer les trois — pas seulement choisir un Access Point.

Recensez vos identifiants

Déterminez quels identifiants votre entreprise utilise pour l'acheminement des factures — au minimum votre OIB, ainsi que tout identifiant secondaire comme le GLN — car chacun peut être associé à un Access Point récepteur différent dans l'AMS.

Choisissez un intermédiaire d'information ou un Access Point accrédité

Vérifiez que le prestataire choisi figure sur la liste officielle des intermédiaires certifiés de l'administration fiscale croate, ayant passé les évaluations de conformité et de sécurité — ou envisagez une intégration ERP directe si vous traitez de gros volumes.

Enregistrez votre Access Point récepteur dans l'AMS

Faites-le pour chaque identifiant — ne présumez pas que l'enregistrement de votre OIB couvre automatiquement les identifiants secondaires que vous utilisez également.

Validez votre logiciel de facturation par rapport à HR-FISK 2.0

Vérifiez que la génération UBL 2.1 inclut les champs spécifiques à la Croatie — OIB, codes produit CPA à 6 chiffres et coordonnées bancaires — pas seulement l'ensemble de base EN 16931.

Mettez en place les deux flux de fiscalisation

Configurez la déclaration en temps réel à l'administration fiscale pour les factures que vous émettez, ainsi qu'un processus de confirmation en temps réel distinct pour les factures que vous recevez — ce sont réellement deux flux techniques différents, pas un seul.

Mettez en place le cycle de déclaration électronique mensuel

Mettez en place un processus pour déclarer les factures rejetées/non livrées (en tant que destinataire) et les paiements reçus (en tant qu'émetteur) avant l'échéance du 20 de chaque mois, sans exception.

05

Sanctions et application

La Croatie ne s'accorde aucune « période de grâce » — le barème de sanctions s'applique dès la date d'entrée en vigueur de chaque élément, avec des fourchettes échelonnées selon la taille de l'entreprise.